Carnet de mission : Projet Burkina Faso, Mission 2018

Cette mission doit servir de test pour la création de chantiers-écoles dans le cadre d’un
projet de coopération décentralisée. Des élèves de la filière archives de l’Ecole Nationale
d’Administration et de la Magistrature (ENAM) du Burkina Faso et des élèves du master gestion de l’archivage de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines participent à cette aventure.

 
 
 
 

Visite de la DRRT et de la mairie de Bobo

 
 

Répondre aux diverses invitations est un devoir incontournable durant nos missions. Ces moments d’échanges renforcent en effet les liens, participent plus généralement à la sensibilisation pour une bonne gouvernance des archives et permettent de se confronter à des modes de gestion différentes.
Tous les participants au chantier-école se sont ainsi rendus à la Direction régionale des routes et transports (DRRT) puis à la mairie de Bobo.

Jeudi 13 novembre

Ce matin, nous répondons à deux invitations :

  • la Direction régionale des routes et transports
  • la mairie de Bobo

    Pour les agents de ces deux structures qui participent au stage, ces visites sont le moyen d’attirer l’attention de leur hiérarchie sur leur service. De plus grâce à la cérémonie d’ouverture du chantier-école de la veille, le travail que nous menons de concert, archivistes et stagiaires franco-burkinabé, a une réelle visibilité mais permet également d’avoir une véritable reconnaissance.

    A la Direction régionale des routes et transports, nous sommes reçus par le directeur avant de visiter les locaux d’archives avec Hervé Sib, l’archiviste d’Etat.

    La majeure partie de son fonds d’archives concerne les permis de conduire et les enregistrements de véhicules (immatriculation). Ces derniers sont différents qu’’il s’agisse d’une moto ou d’une voiture. Les deux systèmes entrainent donc un classement séparé.

    Le système d’immatriculation des voitures ayant totalement changé, tous les dossiers antérieurs à 1996 sont devenus obsolètes. Une demande d’élimination doit alors remonter jusqu’au ministre des transports. Le délai d’obtention du visa peut prendre plusieurs mois. Un contrôle du bordereau est également effectué par les Archives nationales.
    Ici, pas de boite mais des chemises à sangles. Il n’y a ni anonymisation des dossiers ni registre et encore moins d’instrument de recherche. En recherche permanente d’espace, l’archiviste se voit dans l’obligation de faire du simple stockage.

    Nous prenons ensuite la direction la mairie de Bobo. La situation est radicalement différente : les archives ont de la place et sont installées dans un ancien entrepôt de produits pharmaceutiques, très haut de plafond et avec des alcôves en béton qui font office d’étagères.

    L’Etat civil qui remonte aux années 1920 a été classé il y a quelques années par Marc, notre chef de mission. Un projet interne de numérisation a été envisagé un temps mais n’a finalement pas eu abouti, faute de moyen pour l’achat d’un scanner (avis aux éventuels donateurs). La visite s’achève par le bureau du personnel. Nous avons pu constater de la bonne gestion courante des dossiers des agents municipaux. Pour autant, aucun tableau de gestion n’a été élaboré que ce soit à la mairie de Bobo qu’à la DRRT.

    Nous sommes de retour au gouvernorat à 10h et reprenons le cours de la mission. Le traitement des archives de la période coloniale progresse tout comme celui des archives du Haut-gouvernorat et du journal officiel. L’objectif du jour est de ranger les journaux dans un espace dédié d’un bâtiment un peu excentré des autres.

    Madame Traoré, directrice des archives du gouvernorat

Ce local ne dispose pas de vitre aux fenêtres, premières protections contre les éléments extérieurs (poussière, insectes...). Un nettoyage préalable au transfert s’impose complété de quelques aménagements succincts ayant pour but d’empêcher les termites de s’attaquer au papier. Les liasses de journaux sont alors positionnées sur de vieux meubles à clapets posés à plat au sol et à bonne distance des murs ce qui, en l’absence de rayonnages classiques, fait l’affaire.

Parallèlement, nous poursuivons le transfert des archives et le dépoussiérage.

Le local archives a été récemment équipé de vitres aux fenêtres. Pendant des années, à la saisons sèche, la poussière s’engouffrait dans la pièce. Malgré de ponctuels nettoyages, la terre rouge est omniprésente !

Poster un message

0 | 10
 

ASF-France ?
 

La section française d’Archivistes sans frontières (ASF-France) est membre d’Archivistes sans frontières - International (ASF-International), créé en 1998 par des collègues catalans et qui dispose aujourd’hui de statuts internationaux.

Adhérer / Participer
 

ASF-France est une association sans but lucratif dont le fonctionnement et les activités dépendent de l’investissement personnel des membres, du soutien financier de partenaires et de subventions institutionnelles.

Faire appel à ASF ?
 

L’association Archivistes sans frontières-section France (ASF-France) intervient pour mener à bien des opérations ou activités qui répondent aux principes et valeurs énoncés dans ses statuts.

 

Archivistes sans frontières | ASF-France