Inscription au Registre de la mémoire du monde d’Amérique Latine et des Caraïbes

Le fonds d’archives du Centre d’Art, « Mémoire de l’art haïtien, histoire d’un lieu de création »

Le Centre d’Art a prévu la mise en ligne de son répertoire lors du prochain remaniement de son site internet en 2019. En attendant, il a permis à ASF-France de diffuser le répertoire (disponible en 3 langues) de ses archives, inscrites au MOWLAC depuis octobre 2017.
Programme « mémoire du monde » de l’UNESCO
Certificat d’inscription MOWLAC

Pour toute information complémentaire :
- Le site internet du Centre d’Art : https://www.lecentredart.org/
- Contactez le Centre d’Art : contact@lecentredart.org

« Le berceau de l’art haïtien »

Le Centre d’Art est aujourd’hui l’héritier du Centre d’Art de 1944 fondé par DeWitt Peters et des intellectuels haïtiens comme Albert Mangones, Georges Remponeau, Maurice Borno ou Jean Chenet afin de rassembler les artistes haïtiens, leur fournir formation et encadrement. A l’époque, il n’existait alors aucune galerie en Haïti ni d’école publique d’art. Aucune autorité gouvernementale ne s’occupait des questions de sauvegarde, de préservation, de développement ou de promotion du patrimoine culturel et artistique.

Si le fonds d’archives montre que le Centre d’Art a été conçu initialement comme un espace de formation et de production pour les artistes, il met également au jour son rôle prépondérant et exclusif dans la reconnaissance de l’art haïtien au niveau local et international. Il devient très rapidement une référence pour la diffusion de l’art haïtien, impulsant un changement considérable dans la perception de l’art à l’époque aussi bien en Haïti qu’à l’étranger. Des intellectuels venus d’Europe ou des États-Unis écrivent sur les artistes du Centre d’Art. André Breton met en avant un courant du surréalisme propre au pays qu’il appelle « Le Surréalisme haïtien ». Enfin, le Centre d’Art est à l’origine de l’émergence du courant dit « naïf », dès 1945.

Présentation du fonds d’archives

Les archives du Centre d’Art présentent, sous différents aspects, le fonctionnement de cette institution au travers de documents produits et reçus dans le cadre de ses activités. Elles témoignent de l’importante réflexion de nombreux intellectuels sur l’état de l’art, la société…
Essentiellement francophone et anglophone, ce fonds exceptionnel a la caractéristique de présenter une importante correspondance dans une douzaine d’autres langues (allemand, italien, espagnol, norvégien, danois, néerlandais, suédois, finnois, créole haïtien, portugais, maori)

Il représente près de 70 mètres linéaires :

  • 35 m.l de documents textuels se déclinant en 6 grandes séries organiques (administration générale, affaires financières, moyens internes, activités, relations et réseaux, artistes). Environ 3 m.l de documents ont, de plus, été mis en quarantaine par mesure de prévention (risque de contamination) dans l’attente d’une expertise sur leur état de conservation.
  • 3 m.l de documents iconographiques (photographies argentiques, diapositives, affiches, croquis...) organisés essentiellement par dossiers d’artiste (portraits, oeuvres, scènes de la vie quotidienne…).
  • 25 m.l pour la bibliothèque essentiellement centrée sur l’art (ouvrages, catalogues d’exposition, monographies, revues...) en particulier haïtien et de manière plus générale, international. Elle propose également des lectures littéraires, historiques, touristiques, géographiques, socio-politiques...

Les archives ont déjà contribué à :
- enrichir le portail de l’art haïtien ;
- préparer et documenter des expositions comme "Jasmin Joseph, le conte du hibou" ;
- rédiger des articles, des biographies... ;
- orienter des universitaires, professionnels, artistes... dans leurs recherches ;

Dans un contexte où les espaces culturels du pays sont mis à mal, la préservation et la valorisation de ce patrimoine sauvegardé est primordial. Ces archives, richement documentées et de supports variés (textuel, photographique...) témoignent en effet de l’histoire institutionnelle et artistique. Elles constituent aujourd’hui un patrimoine unique en Haïti reconnu par l’UNESCO. Depuis le 27 octobre 2017, le fonds est inscrit au registre de la mémoire du monde pour l’Amérique latine et les Caraïbes .

Documents-joints
 

(PDF – 2.2 Mo)
        

(PDF – 4.3 Mo)
        

(PDF – 4.3 Mo)
        


 

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