Les jours filent...

Jour 3 : TIC TAC TIC TAC

La journée a commencé par la quête d’un document - très - important et dont l’association a besoin incessamment sous peu.

Lancement d’un avis de recherche

Nous avons ainsi expérimenté le « De l’importance d’archiver correctement les vital records ». Nous nous sommes lancés dans une enquête à travers les documents pour se rendre compte que, depuis 1997, on est à sa recherche.

Conclusion, le document reste introuvable, mais nous n’avons pas dit notre dernier mot !

La photothèque de l’association

Aujourd’hui, Doriane s’est consacrée au tri et à une tentative de classement des fonds de photos. La démarche a consisté d’abord à rassembler sur notre table de travail - qui est donc inutilisable depuis - tout ce que nous trouvions assimilable à des prises de vue, pièce par pièce comme nous l’avions fait à la recherche de boites d’archives.
Et nous n’avons pas été déçus. Tous les supports sont représentés, de la photographie sur plaque de verre aux photographies numériques voire numérisées ! Un véritable cours illustratif sur l’évolution des techniques et des supports photographiques depuis les années 1920. Ainsi, nous trouvons un fonds d’une grande diversité matérielle :

  • photographies sur plaques de verre de différents formats et parfois colorisées ;
  • albums photo ;
  • tirages de tous formats en noir et blanc et en couleurs ;
  • diapositives ;
  • négatifs photos ;
  • CD et DVD ;
  • et même vraisemblablement photos numérisées ;
  • ainsi que des bobines de film 16 mm dont nous ignorons pour l’instant le contenu.

Les photos reflètent la vie de l’association dans des moments plus ou moins formels, depuis les années 1920. Peu à peu, des visages se posent sur les noms lus pendant le travail sur les archives. Les photos concernent surtout l’Orient car souvent ce sont des photos envoyées à Strasbourg par des missionnaires. Par ailleurs, l’association a la chance de compter parmi ses membres actifs le photographe Albert Huber, dont les photos sont très réussies, organisées et accompagnées de tableaux descriptifs. Si la majorité des photos sont légendées, les classer demeure difficile.

Comment constituer des ensembles ? Que privilégier : zones géographiques ou ordre chronologique ? Jusqu’où faut il préciser le classement ?

Le fond photo en cours de constitution

Enfin, pour conclure sur une bonne nouvelle, l’enquête sur les clichés avance et se poursuit.

Lundi, nous les découvrions ;
Mardi, nous les relions au registre et donc à la revue Levant ;
Mercredi, nous nous apercevons que les clichés sont des représentations des photographies sur plaques de verre et sont utilisés pour la publication de celles-ci dans le Levant.

Malheureusement, les plaques de verre n’ont pas de numéro d’identification et nous n’aurons pas le temps de faire le lien entre les photos sur plaques de verre et les clichés. Une prochaine fois, qui sait ?

Déclenchement de la phase II :

De son coté, Juliane est passée à la vitesse supérieure puisque, accompagnée d’Edouard Vasseur, elle est entrée dans la phase d’élimination. L’état étant fixé, nous pouvons passer à l’étape de modification et de création d’une organisation. Nous étions pressés d’y arriver, imaginant la libération de toutes ces boites prisonnières des doublons. En apparence, l’élimination des doublons paraissait être un jeu d’enfant, le défouloir de l’archiviste - après la recherche d’un document introuvable par exemple. Finalement, une fois en immersion, c’est plus compliqué que ça : les documents ne sont pas dans le même ordre et les doublons ne sont pas si identiques que prévus. Mais, tout de même, les piles de documents diminuent, de l’espace est gagné, les classeurs et les boites se vident : nous sommes sur la bonne voie !

Le jeu préféré des archivistes
L’empilement d’éliminables
Au pilon !

Notre intervention sur les archives était l’occasion de repenser l’espace. D’ailleurs, Edouard Vasseur s’est beaucoup creusé la tête pour trouver la meilleure manière de répartir les archives dans les locaux. Première idée : le placard du bureau du directeur… Qui, pour un tout petit centimètre, ne peut pas accueillir les boites d’archives. Fausse joie. La première idée est remise en question. A 18h30, le moral tombe dans les chaussettes !

Le casse-tête des archivistes
Le centimètre manquant qui remet en question toute une organisation des boites !

Cependant, il est satisfaisant de voir parallèlement avancer la création de la pièce bibliothèque. Vidée des cartons égarés, des boites de photos, des fournitures inutilisées, le directeur commence doucement à monter les livres qui constitueront cette riche bibliothèque.

Satisfaire l’association : source de motivation.

Cette journée a vu se succéder les hauts et les bas, les tentatives et les déceptions, les solutions et les découragements. Mais peut être que le plus important reste la satisfaction des membres de l’association pour le travail que nous accomplissons.
Notre présence a été « une impulsion » pour eux et tout le monde participe à sa façon, la présidente trie les revues quand le président constitue la bibliothèque. Alors, même si nous stressons à l’idée de ne pas réussir à faire tout ce que nous avions prévu, même si nous avons l’impression de ne pas avancer suffisamment vite, même si nous sommes pressés par le temps dans des dimensions qui deviennent angoissantes, leur enthousiasme et leur satisfaction vis à vis de notre travail demeure notre première motivation.

Déjeuner dans le jardin
avec Elisabeth Mutschler, présidente de l’association


 

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