Carnet de mission : Projet Burkina Faso, Mission 2018

Cette mission doit servir de test pour la création de chantiers-écoles dans le cadre d’un
projet de coopération décentralisée. Des élèves de la filière archives de l’Ecole Nationale
d’Administration et de la Magistrature (ENAM) du Burkina Faso et des élèves du master gestion de l’archivage de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines participent à cette aventure.

 
 
 
 

Jour 14

 
 

Vendredi 21 septembre

Nous voici le dernier jour de la mission !!!
C’est le branle-bas pour la dernière ligne droite. Il ne s’agit plus de faire dans la dentelle et encore moins dans l’analyse pièce à pièce ! Nous rappelons donc les consignes : rapidité, efficacité !

Nous rencontrons encore des soucis dans l’analyse avec certains stagiaires alors que nous pensions que le principe avait été compris, ou dans le classement de certains documents dans telle ou telle thématique. Mais la formation, c’est souvent la répétition.

Chacun s’attribue un petit morceau de ce qui reste à traiter. En fin de matinée, nous avons la bonne surprise de voir arriver quelques dizaines de boites d’archives neuves, données par le Haut-Commissariat, alors que le tri du vrac (sa répartition) est terminé.

Analyse, rédaction, conditionnement, cotation, transport dans le local archives… La journée passe à un rythme effréné. A 16h15-16h30, heure où nous arrêtons habituellement, nous sommes loin d’avoir terminé. En plus, un orage violent comme seule la saison des pluies en réserve interrompt nos transports d’archives vers le local de conservation.

Finalement, nous cotons les dernières boites à 18h30, soulagés et un peu incrédules d’être arrivé au bout de la mission. Certes, dans l’urgence il a fallu faire des concessions, comme de laisser en HC quelques documents de la période coloniale. Mais tout est indexé, il ne reste qu’un travail de reprise des notes manuscrites et de saisie que Marc réalisera à son retour en France.

Au final, nous aurons traité quelques 300 ml de documents. La série C comporte 188 cotes, la série HC comporte 53 sous-séries et 864 cotes, le JO est rangé chronologiquement en 202 liasses et les périodiques comportent 92 titres différents (dont seulement 4 sont actifs).

Par manque de temps, nous n’avons pas réalisé de bordereau d’élimination de ce que nous avons détruit. Il aurait également fallu, pour être optimal, travailler avec les différents services du gouvernorat pour créer un tableau de gestion exhaustif. Et il reste à classer toutes les archives du Gouvernorat (2004 à nos jours), celles qui sont dans le local archives mais surtout celles qui se trouvent encore dans les services. Peut-être l’occasion d’une prochaine mission ?

Par le tri, le classement et la conservation des journaux et périodiques dans une autre salle, la moitié de la salle d’archives est libre. De quoi accueillir quelques années de versements.

Nous terminons par un mot d’adieu et de remerciements pour les participants, et par la remise d’attestation de stages, co-signées par le Gouverneur et par Marc en tant que chef de mission, qui s’apparente en tous points à une remise de diplômes.
Merci à tous les collègues de Bobo !!!

J.B

Poster un message

0 | 10
 

ASF-France ?
 

La section française d’Archivistes sans frontières (ASF-France) est membre d’Archivistes sans frontières - International (ASF-International), créé en 1998 par des collègues catalans et qui dispose aujourd’hui de statuts internationaux.

Adhérer / Participer
 

ASF-France est une association sans but lucratif dont le fonctionnement et les activités dépendent de l’investissement personnel des membres, du soutien financier de partenaires et de subventions institutionnelles.

Faire appel à ASF ?
 

L’association Archivistes sans frontières-section France (ASF-France) intervient pour mener à bien des opérations ou activités qui répondent aux principes et valeurs énoncés dans ses statuts.

 

Archivistes sans frontières | ASF-France