Jeudi 8 avril : Fin de la mission

Jeudi c’est une équipe réduite qui reprend les travaux, Cécile et Paul nous ayant laissé pour explorer le Nord de l’Ethiopie. La journée s’est répartie entre traitement des documents restants et agrément avec visite des wagons impériaux et de l’Alliance française. En fin de journée, l’inventaire de l’ensemble des archives est enfin achevé. Au total, 662 articles ont été constitués et disposés dans les deux bureaux mis à notre disposition dans les locaux des services financiers. Nous terminons par le traitement des documents iconographiques constitués de plans, de calendriers de la Compagnie et d’un lot très riche de photographies.

En cours de matinée, nous rencontrons le directeur général de la CDE afin de recueillir ses impressions sur la dernière version du contrat. Il nous transmet rapidement une version amendée par Asrat Mekonnen. L’examen du document nous laisse sur notre faim puisque qu’il reprend le plan de la version préparée pour la réunion de lundi matin et abandonnée depuis. L’un des premiers articles, indiquant une durée de dépôt limitée à 20 ans nous inquiète beaucoup.
Un nouvel entretien avec le Directeur Général de la Cie, le lendemain, nous rassurera. Il confirmera les éléments évoqués lors de la réunion avec la NALE, lundi 5 avril et rappellera que tout se fera sur la base d’un courrier du Ministère des Transports de Djibouti assurant sa non opposition à ce transfert. Profitant de l’invitation de la Compagnie, nous consacrons notre jeudi après-midi à la visite du « musée du chemin de fer ». Il s’agit des quatre wagons impériaux offerts par Charles de Gaulle et Elisabeth II d’Angleterre à Haïlé Sélassié. Ils sont conservés dans un hangar situé à proximité de la gare et sont étonnamment dans un très bon état. On y découvre de grandes salles à manger, des bureaux luxueux, des cuisines équipées, des salles de bain et de petites mais confortables chambres. Notre journée de jeudi se termine par une visite de l’Alliance française qui propose une conférence sur la Françafrique. C’est l’occasion d’y croiser Patrick Cohen, le Conseiller culturel de l’ambassade, et Eloi Ficquet et leur rappeler encore l’urgence qu’il y a de débloquer le transfert (intervention auprès de leurs homologues français à Djibouti).
Hormis ces entretiens, nous achevons le traitement, réalisons un récolement sous la forme d’un plan localisant les liasses dans chacun des deux bureaux des Services Administratifs.
Nous achevons la saisie des bordereaux de versements et d’éliminations et la version 1 de notre rapport. Il était nécessaire de traiter tout cela avant notre retour compte tenu de la reprise de nos activités respectives.

Une dernière visite à la NALE, le vendredi en fin d’après midi, nous permet de faire le point avant le départ. M. Ahmed nous confirme un détail technique : les documents uniquement en amharique sont datés du calendrier éthiopien, soit 8 ans en arrière (nous sommes en effet en 2002 pour le calendrier julien dont se servent les éthiopiens).
Nous visitons les salles de réunions et de formation de la NALE, et nous concluons très chaleureusement le séjour avec M. Atkilt, qui aura été avec son équipe d’un grand soutien. Il évoque le regret de ne pas avoir pu faire intervenir la télévision nationale pour suivre les travaux de la mission. Ceci est notre dernier billet, nous vous remercions d’avoir suivi nos aventures éthiopiennes par l’intermédiaire de ce blog dont la tenue a été gérée efficacement par Grégoire. Il a assuré des relances sur différents forums archives, relances elles mêmes relayées par Pauline Moirez sur Twitter. Vous avez effectué plus de 2000 connections au cours de notre présence en Ethiopie.

Merci à tous.

La Cie des archivistes



 

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