Jour 6 : lundi 13 septembre 2021

Batteries rechargées...

Que la deuxième semaine du chantier-école commence ! Après un week-end de repos, les participants ont pu retrouver les archives de l’ENAM et plus particulièrement celles de la DAF. Un lundi matin en mouvements afin de continuer le classement !

Reprise des travaux

Une livraison de boîtes d’archives a permis d’achever le reconditionnement des archives liées aux élèves. Ainsi, le classement des documents relatifs aux mémoires de fin d’études a pu être achevé. Joie et soulagement, car la masse de documents était aussi importante que leur désordre.

J6 : Boites
Effervescence totale autour de la confection des boîtes

La journée s’est focalisée sur le classement d’archives de la DAF. Parmi les sujets ciblés, les marchés publics des années 1990 jusqu’à 2008, ainsi que le budget de l’ENAM. Pour les marchés publics, le tri a permis d’éliminer une masse importante, car, dans ces procédures, beaucoup de documents étaient produits en double. Classer ces archives a permis une prise de conscience de l’évolution de l’ENAM, elles sont notamment la trace de la modernisation de l’enseignement. De nouveaux besoins sont apparus, tel l’informatique, demandant un investissement important, donc l’ouverture d’un marché, afin de choisir un prestataire avec le meilleur recul. La cotation et la rédaction de l’instrument de recherche ont lieu en même temps ; afin de faciliter le travail en équipe, une chaîne se crée : deux personnes trient et classent les archives, puis donnent les dossiers à deux ou trois autres personnes, qui les décrivent, cotent et mettent en boîtes. Cette manière de procéder permet une réflexion commune sur des documents pouvant soulever quelques question ou de la perplexité.

J6 : Travail collaboratif
Un duo reprenant au propre l’instrument de recherche

C’est avec un pincement au cœur qu’a été réellement constatée l’impossibilité de traiter toutes les archives durant ce chantier-école. Des dossiers isolés de la DAF ont été soigneusement rangés dans de grands cartons, qui seront placés dans la petite pièce. Il est probable que d’autres dossiers permettant la compréhension de l’ensemble soient dans le tas d’archives de cette pièce, ce sont donc les archivistes du futur service des archives de l’ENAM qui devront mettre la main à la pâte afin d’assurer leur conservation !

J6 : A trier
Les cartons contenant les archives qui ne pourront, hélas, pas être traitées

Ce sont donc des dizaines et des dizaines de boîtes d’archives qui ont été confectionnées en quelques jours. Demain, leur déménagement aura lieu dans l’actuelle bibliothèque, afin qu’elles soient préservées de la poussière et des insectes !

J6 : Classé !
Une partie des archives classées et reconditionnées dans de nouvelles boîtes

Portraits

Aujourd’hui, nous vous présentons trois participants dont le délégué.

J6 : Portraits
De gauche à droite : Sibiri, Benjamin et Pascal

Sibiri Zongo est titulaire d’une maîtrise en économie et gestion des entreprises et des organisations. Au sein du ministère de la Fonction publique, il a exercé la fonction d’archiviste et cela lui a donné l’envie de passer le concours de conservateur d’archives de l’ENAM. Il termine aujourd’hui sa formation et participe pour la première fois au chantier-école.
Benjamin Yaméogo est élève archiviste d’Etat. Sa principale motivation dans cette profession est la sauvegarde de la mémoire de la nation.
Pascal Wendnonga Ouaogo est aussi élève archiviste d’Etat. En plus de son envie de servir sa nation, il porte dans ses motivations la valorisation des archives.

Du temps à la découverte et aux rencontres

Un chantier-école, ce sont aussi des moments de convivialité, surtout lors de la pause café et du déjeuner offerts quotidiennement par l’ENAM. Les archives sont délaissées pour des sujets tout à fait différents, de la gastronomie au sport ! Ce sont aussi des bouffées d’air frais, afin de libérer les poumons de la poussière.

J6 : A table !
L’heure du déjeuner qui est toujours copieux !

Pour Anne-Elise, c’est aussi la découverte d’un nouveau pays et le week-end passé a été des plus riches. Le samedi a eu quelques accents touristiques avec la visite de places importantes de Ouaga, tel le monument des héros nationaux, qui commémore l’insurrection de 2014, ainsi que le musée national du Burkina Faso, où était présentée une exposition sur la mode féminine burkinabè. Un week-end au Burkina, c’est aussi rendre visite à des amis et des proches, « faire du social » selon l’expression couramment usitée. De nombreuses rencontres ont eu lieu et, parmi elles, celle de Soungalo Appolinaire Ouattara, qui a été un grand acteur pour les archives lorsqu’il occupait le poste de ministre de la fonction publique. Cela a aussi permis de découvrir la culture culinaire locale, notamment le tô, qui est un plat traditionnel et un restaurant de grillades. L’artisanat burkinabè a été approché ce lundi après-midi avec Fabienne, qui a été guide et négociatrice au marché artisanal de Ouaga ! Vannerie, poterie, travail du bronze, de la peinture… Des savoirs-faire multiples qui perpétuent des traditions.



 

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