Carnet de mission : Projet Haïti, Mission 2011

Sauvetage des archives des ministères haïtiens par Archivistes sans frontières

 
 
 

Premiers contacts

 
 

Cette journée se résume en un long voyage commencé dès 4h du matin pour Véronique pour arriver vers minuit heure française (18h heure locale).Le survol général d’Haïti ne laisse pas présager de ce que nous apercevons furtivement à l’atterrissage qui se déroule juste à la tombée de la nuit : le séisme marque encore le paysage de la capitale haïtienne.

Nous sommes accueillis au salon diplomatique de l’aéroport par Jean-Euphèle Milcé avec de nombreux égards. Après quelques avants-propos un peu timides le directeur des archives du MAE détend l’ambiance et nous parle de ces différents romans, ainsi que de ses voyages en France, en Suisse et à Monaco notamment et nous livre le programme du lendemain autour d’une bière locale : la « Prestige ».

Le transfert jusqu’au logement nous vaut une première leçon de conduite : « on ne sait pas si on conduit à droite ou à gauche mais on conduit… ». Cela consiste parfois à réellement pousser un véhicule à l’arrêt au milieu d’un carrefour pour vous faire un chemin : efficace mais sans doute éprouvant pour les véhicules. Sur le chemin de nombreuses tentes jalonnent le parcours, entrecoupés de quartiers qui semblent pousser au milieu des gravas. Une impression de jour sera sans doute plus pertinente.

Le contraste est cependant réel avec Pétionville, banlieue de Port-au Prince où nous logeons. Commune « bourgeoise » emplie d’expatriés Pétionville offre le luxe d’avoir de l’électricité sur générateurs en dehors des heures de fournitures normale, de l’eau courante ainsi que des restaurants et bars au prix cependant apparemment exorbitant.

Demain les choses sérieuses commencent par une réelle réunion de travail avec J.E. Milcé et sans doute une visite des locaux archives du ministère.

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Prêts pour le départ

 
 

Demain, c’est le grand jour : nous partons de Paris pour Port-au-Prince la capitale haïtienne.

Jean-Euphèle Milcé, directeur des archives du ministère du ministère des affaires étrangères haïtiennes devrait nous accueillir à l’aéroport et nous accompagner à notre logement, qui se trouve à Pétion-Ville, commune de banlieue limitrophe qui se trouve sur les hauteurs de Port-au-Prince. Les relations cordiales et chaleureuses avec M. Milcé par mail pour préparer la mission ne nous ferons pas oublier qu’il a l’équivalent d’un rang de ministre-conseiller au sein du ministère. Les archives du MAE semblent être comme en France, indépendantes des archives nationales, qui sont dirigées en Haïti par Jean-Wilfried Bertrand.

Nous nous réjouissons de partir pour accomplir notre mission telle qu’indiquée par Danièle Neirinck la présidente d’ASF :
- Fournir un appui aux équipes de volontaires locaux qui travaillent depuis avril 2010 environ sous la direction de Jean-Euphèle Milcé sur les archives sinistrées.
- Arriver à définir un plan de classement des archives et de celles des postes diplomatiques.
- Est aussi souhaité si le temps le permet un renfort de capacité scientifique pour définir une politique d’archivage (procédures de versements,…) et les normes des futurs locaux d’archivage.

La première rencontre avec Jean-Euphèle Milcé et le constat du travail énorme déjà accompli par son équipe nous permettront de poser les premières bases de notre travail, qui durera sur place quinze jours au ministère, jusqu’au 24 février.

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Petite bibliographie de voyage

 
 

Elle est bien sur non exhaustive et seulement indicative…

Histoire d’Haïti
Catherine Eve Roupert
Librarie académique Perrin, 2011

Haïti 1804-2004, entre mythes et réalités
Yves Saint-Gérard
Editions du félin, 2003

Haïti
Maurice Bitter
Seuil, 1970

Haïti
Jane Evelyn Atwood
Actes Sud, 2008

Haïti n’existe pas
Christophe Wargny
Autrement, 2008

Haïti et la France
Régis Debray
Editions de la table ronde, 2004

Rêve et littérature romanesque en Haïti
Philippe Bernard
L’Harmattan, 2003

Haïti conté
Mimi Barthélémy
Slatkine Sodifer, 2004

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Le séisme, un an après

 
 

Retrouvez ci-dessous un reportage réalisé par Radio France. Une série de 10 portraits un an après le séisme pour comprendre la vie sur place :
- 2010 : une année en Haïti par France info

Également à consulter
- 24 heures en Haïti par France culture

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Histoire-géo

 
 

Haïti, en forme longue la République d’Haïti, en créole haïtien Ayiti et Repiblik Ayiti, est un pays des Grandes Antilles occupant le tiers occidental de l’île d’Hispaniola (soit 28 000 km2 environ). Sa capitale est Port-au-Prince.

La révolte des esclaves de Saint-Domingue est à l’origine de la création de la République d’Haïti qui devient en 1804 la première république indépendante de population majoritairement noire après l’abandon de l’île par l’armée de Napoléon Bonaparte. Haïti est aussi le seul pays francophone indépendant des Caraïbes. C’est aussi le premier pays noir a prendre son indépendance seul. De plus Haïti a aidé son voisin la République Dominicaine a prendre son indépendance.
Le territoire d’Haïti est principalement constitué par la partie occidentale de l’île d’Hispaniola que l’on nomme également « Terre haute ou montagneuse », à laquelle vient s’ajouter un certain nombre d’autres îles et archipels[4] tels que :

- La Gonâve ;
- l’île de la Tortue ;
- Les Cayemites ;
- l’Île-à-Vache.

Le relief de la « Terre montagneuse » est généralement constitué de montagnes escarpées avec de petites plaines côtières et des vallées. Comme pour l’île entière, celui de la République d’Haïti est formé de deux bandes montagneuses principales séparée par la Plaine du Cul-de-Sac : l’une au Nord, où s’élèvent la chaîne du Haut-Piton, le massif des Montagnes Noires et la chaîne des Matheux ; l’autre au Sud, constituée le massif du pic la Selle et le massif de la Hotte.

Malgré la déforestation à grande échelle sur l’ensemble du territoire national, Haïti possède encore des zones boisées qui s’étendent sur le pays voisin qu’est la République dominicaine. Ainsi ces deux États partagent la forêt de pins de l’île d’Hispaniola qui couvre encore une partie du massif du Pic la Selle et du massif de la Hotte.

La partie centrale et l’Est forment un grand plateau d’altitude. Le principal fleuve haïtien est l’Artibonite.

Haïti (comme le reste de l’île d’Hispaniola) se trouve dans une zone sismiquement active, entre deux plaques tectoniques : la plaque nord-américaine au nord et la plaque caraïbe au sud, rendent le pays particulièrement vulnérable aux tremblements de terre. Celui du 12 janvier 2010, se révéla être le plus grand séisme jamais enregistré dans ce pays, dévastant notamment la région de la capitale Port-au-Prince, faisant plus de 200 000 morts, et des millions de sans abris.

Source et présentation complète : article « Haïti » sur wikipedia

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